Chierry. Accueil loisirs enfance : une belle tranche de vie estivale

De gauche à droite : Jean-Marc Sclavon et Nicolas Diedic.
De gauche à droite : Jean-Marc Sclavon et Nicolas Diedic.

La commune de Chierry avait, il y a quelques années, un centre de vacances municipal. Comme sur les autres communes Sud-Axonaises disposant d’un accueil de loisirs enfance, la gestion de ce dernier est désormais assurée par la Communauté d’Agglomération

de la région de Château-Thierry. 

 

« C’est quand même plus facile, souligne Jean-Marc Sclavon, maire de la commune. Depuis que c’est l’interco, il y a un peu plus de monde. C’est une autre organisation. » 

 

Nicolas Diedic, vice-président Petite enfance, Enfance et Jeunesse de l’Agglomération précise : « Auparavant, il y avait énormément de tarifs différents sur le territoire. Maintenant, c’est la même grille de tarifs avec des quotients familiaux. Les habitants de Chierry ont pu profiter d’une baisse très conséquente de tarifs via l’'Agglo. »

  

 

Jean-Marc Sclavon ajoute : « C’est logique. Nous n’avons pas les mêmes moyens. Ce n’est jamais rentable de toutes façons. Nous sommes bien obligés de mettre des tarifs avec un certain remboursement. Si c’est l’Agglo, vous avez plus de moyens, une autre organisation. Le centre est plein

à 100% depuis que l’Agglo l’a repris. » 

 

18 centres de vacances 

 

L’Agglomération de Château-Thierry compte dix-huit accueils de loisirs enfance (3/11 ans) « avec à peu près dix-huit démarches similaires ». Nicolas Diedic explique : « C’est du travail en amont et tout au long de l’année avec les élus qui mettent à disposition leurs locaux. À Chierry,

nous sommes dans une école. Mais nous ne sommes pas toujours dans une école. Cela peut être une salle des fêtes. Avec le coordinateur,

nous présentons systématiquement les projets pédagogiques aux maires. Ces derniers mettent à disposition les locaux, mais parfois aussi,

du personnel. À Chierry, il y a du personnel municipal mis à disposition. » 

 

Jean-Marc Sclavon précise : « J’ai deux ATSEM [Agent Territorial Spécialisé des Écoles Maternelles] qui sont amenés à travailler au centre

pour l’ensemble des vacances scolaires. C’est une vraie collaboration. » 

 

Nicolas Diedic ajoute : « Il a deux intérêts. Pour nous, il y a des personnels qui connaissent les lieux et les enfants. Pour eux, cela leur garantit parfois de monter à 35 heures. Du temps scolaire, c’est 36 semaines avec un petit peu plus. Si on ajoute du temps extrascolaire, on peut arriver à créer,

c’est ce que l’on souhaite, des emplois pérennes et des emplois à 35 heures. L’Agglo rembourse la quotité qu’elle utilise. 

 

Aujourd’hui on peut vivre de l’Enfance Jeunesse en étant une femme de ménage, un animateur, un directeur. C’est cela qui est important. Ça ne peut être fait qu’en bonne intelligence entre l'Agglo et la commune. En fait, c’est du gagnant-gagnant. C’est bien aussi pour les ATSEM. Ce n’est pas exactement le même métier. Ce qui est développé ici est assez créatif. Elles peuvent ensuite le resservir dans le cadre des garderies. Ce sont ainsi

des personnels mieux formés et plus spécialisés, chaque matin, pour les familles à l’accueil des garderies. »   

 

Jean-Marc Sclavon conclut : « C’est l’idéal. Le personnel prend un mois de vacances pendant les deux mois de vacances. L’autre mois, il faut bien

les occuper. Là, ils sont à disposition de l''Agglo. Ça leur rend service et ça nous rend service. » 

 

Un background check 

 

Malgré une gestion commune, chaque centre a un projet pédagogique différent validé et déclaré en Jeunesse et Sport par les services

de l’Agglomération. Tous les animateurs sont checkés en début d’année par les équipes avant les sessions. 100% des casiers judiciaires

de tous les animateurs mais aussi, cette année, de tous les personnels travaillant autour, personnel de cantine, de ménage, ont été vus. 

 

Nicolas Diedic souligne : « À partir du moment où nous avons des personnels qui travaillent avec un enfant, cette année, tous les personnels

ont été checkés. Et s’il y a un doute, nous ne signons pas les contrats. Nous n’avons pas été amenés à faire cela cette année. » 

 

De l’inclusion 

 

Les centres de loisirs de l’Agglomération accueillent des enfants en situation de handicap léger ou lourd. « 33, à l’instant T, sur l’ensemble

des centres de loisirs ». 

 

Nicolas Diedic précise : « Sur le territoire, des familles ont besoin de mettre leur enfant en centre aéré pour pouvoir eux-mêmes souffler. Une famille qui pendant deux mois doit travailler et n’a pas de solution de garde est un vrai sujet. Il y a des parents qui travaillent, qui ont les mêmes droits,

et qui ont en besoin. » 

 

Tony Granzotto, directeur de cabinet du maire de Château-Thierry et président de l’Agglomération de Château-Thierry, Sébastien Eugène, ajoute : « De plus en plus de familles se positionnent sur la nécessité d’inclusion. C’est-à-dire de faire participer les enfants, au même titre que d’autres enfants, sur des activités et de ne pas créer des îlots spécifiques pour les enfants en situation de handicap. De ne pas forcément les mettre dans des centres spécialisés, mais comme nous le faisons là, intégrer une jeune fille qui évolue avec les autres enfants sur une activité complètement adaptée,

parce que cela a été réfléchi pour que cela puisse se faire sans aucun problème.

Cela permet aux parents d’avoir du répit. Ils se sentent pris en charge et leur enfant est, là, dans une situation de plénitude entière. Nous n’allons pas les appeler à 14 heures, en leur disant qu’il faut venir la chercher. » 

 

Des AESH 

 

Soutenue par la Caisse d’Allocations Familiales, l’Agglomération met parfois des animateurs surnuméraires lorsque les situations l’exigent, comme sur le centre de Trélou-sur-Marne. Nicolas Diedic indique par ailleurs : « L’Agglo fait également entrer dans ses équipes des AESH [Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap]. Il y en a environ 5. Ce sont des gens spécialisés sur le handicap qui vont finalement développer un plein temps 35 heures. Ils sont efficients sur le terrain de part leur activité d’AESH et continuent leur travail parfois avec le même enfant, parfois avec d’autres enfants sur les centres.  

 

L’une des idées développées par Agnès Fery, élue en charge de l’inclusion, est d’évoluer vers des contrats mixtes AESH/Animateur qui vont faire vivre également les collectivités. Par exemple, aujourd’hui, un enfant handicapé en fort besoin est couvert sur le temps scolaire.

Le midi, parfois, il n’y a personne pour s’occuper de lui à la garderie. Ce qui intéresse les familles, l’Éducation Nationale et les communes, c’est de pouvoir mettre sur ces temps périscolaires des personnels qualifiés autour du handicap.

 

On peut tout à fait imaginer et nous avons déjà commencé à en signer quelques-uns, des postes d’animateurs, on va dire des 35 heures, avec un bloc AESH à 24 heures Éducation Nationale et un complément de 11 heures annualisé qui vont faire un 35 heures. Vous avez un spécialiste au service

de l’Éducation Nationale, de l’enfant en situation de handicap et des familles. L’enfant dans sa journée, du matin à la garderie jusqu’au soir, pendant

le temps scolaire et hors temps scolaire, est accompagné en qualité. » 

 

Des sorties aussi ! 

 

À Chierry, comme sur les autres accueils de loisirs, les enfants ne restent pas confinés. Ce vendredi 24 juillet, ils prendront la direction du Parc animalier immersif Parrot World situé à 20 minutes de Disneyland Paris. Vendredi prochain 31 juillet, ils découvriront une attraction 100% naturelle et ludique, en l’occurrence le Labymaïs de la Brie près de La Ferté-Gaucher, toujours en Seine-et-Marne. 

DB

Crédit photos : Axomois Production 

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