Le président de l’Agglo de Château-Thierry, Sébastien Eugène, s’est exprimé lors de l’inauguration,
jeudi soir 07 mai, de la façade de la chapelle de l’Hôtel-Dieu situé 11 Rue du Château à Château-Thierry et du vernissage de la maxime murale du 17e siècle située quant à elle dans la salle la prieure.
« Je salue les élus communaux et intercommunaux, en particulier les deux vice-présidents qui ont suivi les travaux, Christelle Pouillart vice-présidente à la Culture ainsi que Mohamed Rezzouki vice-président en charge des travaux.
Je salue le travail de l’ensemble des équipes du Pôle Muséal dirigé par Marion Lavaux, qui, malgré tout le travail sur le musée Jean de La Fontaine,
a aussi réussi à suivre ces chantiers qui ont été présentés aujourd’hui.
Je salue toutes et tous, en particulier l’association [Arts et Histoire ndlr] et madame la présidente que je remercie d’être à nos côtés. Je n’avais aucun doute que vous seriez à nos côtés pour ces deux inaugurations.
La façade, pour celles et ceux qui l’ont connue, même si on oublie vite à quoi ça ressemblait, il faut passer sur Google Maps pour se rendre compte quand même que l’on revient de loin. Et si vous prenez Google Maps de 2012, vous vous rappelez même l’état de la rue, il y a encore quelques années. On était loin de ce cadre qui nous est aujourd’hui proposé.
Je voudrais donc vraiment saluer les très belles réalisations, remercier celles et ceux qui ont contribué, en particulier Edouard de Bergevin [architecte du Patrimoine ndlr], ainsi que l’ensemble des entreprises. On a également vu la maxime murale restaurée par Anne-Claire Hauduroy et puis,
plus généralement et sur ces deux projets, je voudrais saluer encore une fois l’implication de Marion Lavaux et de ses équipes du Pôle Muséal,
des élus Christelle Pouillart, Mohamed Rezzouki et des financeurs. Je dois dire qui, heureusement, étaient à nos côtés, en particulier l’État représenté par monsieur le sous-préfet. Puisque la restauration de la façade est subventionnée à 50% par l’État et évidemment sans ce soutien précieux de l’État, nous ne pourrions pas réaliser les travaux évoqués par Christelle Pouillart.
La DRAC a également subventionné la restauration de la maxime. Je dois aussi dire et adresser des remerciements au Conseil départemental, puisque le Département a subventionné cette opération à hauteur de 20%. Quand on connaît les finances du Département, c’est un effort bien plus modeste que l’État mais néanmoins qui soutient les travaux réalisés par la Communauté d’Agglomération.
Et puis à Arts et Histoire sur la maxime murale. 6000 euros pour une association, c’est beaucoup d’argent. Je tiens chaleureusement à remercier
les membres et la présidente pour ce partenariat et ce soutien indéfectible aux côtés de la Communauté d’Agglomération, pour faire en sorte,
vous l’aurez compris, que l’on puisse à la fois s’engager dans des projets de courts termes tels que ceux-ci, tout en pensant évidemment à l’avenir.
Le court terme, c’est valoriser, préserver notre patrimoine et puis le faire vivre. À la fois à travers les visites régulières, mais également par la Nuit
des Musées qui aura lieu très prochainement. Les enjeux aussi au-delà de la préservation, c’est le maintien au vu du défi que représente cet immense bâtiment qui forcément travaille et qui subit les effets du temps avec des sujets de fondations qui sont assez préoccupants. Il n’y a rien de dramatique mais néanmoins, il faut s’en soucier au vu de l’état des fondations.
Ce qui ne nous empêche pas de penser le temps long. Je sais que les membres de l’association m’interrogent régulièrement à ce sujet, sur les nécessités, si l’on veut réussir à trouver un projet d’ensemble sur ce site, d’agir avec beaucoup de méthode. Le souhait, c’est déjà d’être propriétaire
de l’ensemble du site. Il y a encore beaucoup de propriétés foncières qui aujourd’hui appartiennent à l’hôpital. Le souhait c’est que cela puisse être porté par l’Établissement public foncier qui est spécialisé dans les acquisitions, les démolitions. Les démolitions, ce n’est pas sur ce site là, mais c’est derrière avec le funérarium qui sera bientôt recentré sur l’hôpital et reconstruit à l’hôpital, et sur d’autres bâtiments qui n’ont pas d’intérêts patrimoniaux et qui, au contraire d’ailleurs, enlèvent de la compréhension du site dans son histoire. Les discussions avancent bien avec l’hôpital et je remercie
ses directions.
Également le souhait après l’Appel à Manifestation d’Intérêt qui n’avait pas donné lieu à des réponses qui nous convenaient. On souhaite travailler plus étroitement avec l’association pour remettre un nouvel Appel à Manifestation d’Intérêt qui ne se cantonnerait pas uniquement à un projet hôtelier.
On est à l’écoute des propositions faites par l’association sur un établissement de bien-être, de soins.
Pour que tout projet puisse prendre forme, il faut qu’il y ait un porteur de projet et c’est aujourd’hui ce qui nous manque. Je suis absolument déterminé qu’avec beaucoup de méthode et de détermination, nous arriverons à trouver une solution.
L’objectif, vous le comprenez, est de préserver ce patrimoine exceptionnel et contribuer à l’attractivité touristique de notre territoire.
Un très grand bravo à l’ensemble des entreprises qui ont pris part à ces chantiers et à l’ensemble des financeurs qui nous ont apporté leur appui. Il est absolument précieux et c’est une étape dans le long chemin qui va nous mener, c’est notre volonté, vers la restauration complète de ce bâtiment
une fois que l’on aura un projet global et trouver un co-porteur de projet aux côté de la Communauté d’Agglomération. »
DB
Crédit photos : Axomois Production
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