À l’initiative de l’équipe municipale sortante de Dormans, une nouvelle mosaïque a été posée au sol,
le 6 février dernier, devant l’autel de la Vierge en l’église Saint-Hippolyte. L’œuvre a été inaugurée, dimanche 08 mars, avec la bénédiction du Père Grégoire Houlon.
« Cette mosaïque qui voit aujourd’hui son achèvement sera finalement un peu le dernier souvenir de cette mandature, souligne Michel Courteaux, maire de Dormans [qui ne brigue pas un nouveau mandat ndlr]. Oserais-je dire que dans cette église, ce sera le point d’orgue ? »
Depuis plusieurs années, l’état d’une mosaïque de sol, de 61cm x 190cm, se dégradait de plus en plus. De nombreuses tesselles, ces petits morceaux de verre ou de céramique colorés, étaient manquantes.
« L’œuvre présentait essentiellement des motifs à fleur de lys, enjolivure, logique à en croire les historiens de l’église, puisqu’elle se situe devant l’autel de la Vierge, précise le maire. Ces historiens rappellent que dès le Moyen-Age et avant qu’elle ne soit représentative de la royauté, les artistes se sont emparés de la fleur de lys comme d’un symbole religieux attaché à la pureté. »
Sauvegarde du patrimoine local
Sollicitée par la mairie en octobre 2024, Florence Bécart-Lefèvre, artiste mosaïste Dormaniste, livra un premier constat sans appel : Un tiers
de la mosaïque était manquant. Quelques semaines plus tard, l’artiste annoncera qu’il lui sera impossible de retrouver la couleur d’origine
des tesselles manquantes.
« La priorité fut cependant donnée à la sauvegarde du patrimoine local, poursuit Michel Courteaux. D’autant plus que la mise en œuvre pouvait être réalisée par une créatrice Dormaniste. Il fut donc décidé que la mosaïque de dallage serait refaite à neuf, à l’identique de l’originale, pour la somme globale de 9000 euros. »
Un puzzle de près de 11 000 pièces
Pendant 1 an, Florence Bécart-Lefèvre consacra tous ses temps libres à la réalisation de la maquette, puis à la taille manuelle de chaque tesselle de verre coloré mesurant quelques millimètres. Tel un puzzle de près de 11 000 pièces, les petits morceaux furent déposés-collés
à l’envers sur une toile dédiée à cet usage.
Le 6 février dernier, l’ultime étape a donc consisté à retourner la totalité des pièces pour venir ensuite les sceller, après un ragréage du sol,
à la place de la mosaïque originale.
« L’œuvre est magnifique, conclut le maire de Dormans. Un satisfecit à Florence, l’artiste ! »
DB
Crédit photos : DR

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