
Il reste encore quelques aménagements à effectuer. Mais après dix mois de travaux, et si les planètes sont alignées, entendez par-là si toutes les autorisations administratives de la Préfecture sont reçues, le futur crématorium implanté au sein du cimetière Nord la Moiserie, 15 route d’Étrépilly à Château-Thierry, devrait ouvrir le 10 mars prochain. Un projet à environ 3,5 millions d’euros sur une superficie de 8000 m2.
Une visite qualifiée de « chantier » s’est déroulée mardi 3 février.
Une promesse tenue
« Le souhait de la Ville de Château-Thierry était de pouvoir avoir un crématorium sur la ville de Château-Thierry, explique le maire Sébastien Eugène. Tout simplement, parce qu’aujourd’hui, il n’y en avait pas et que l’on était éloigné des crématoriums. Le plus proche était celui de Reims, mais ce n’était quand même pas pratique quand les familles sont en deuil en termes d’organisation. Le souhait était d’avoir un tel équipement, c’est le droit français, qui reste un équipement communal. Il y a eu ensuite une réflexion sur le porteur de projet : la Ville ou pas. On s’est mis d’accord au niveau du conseil municipal pour que ce soit porté par un privé. Car le funéraire n’est pas notre cœur de métier. Il y a eu un appel d’offres pour une délégation de service public et Crématorium de France a répondu. Aujourd’hui, l’équipement qui est public est ouvert à l’ensemble des Pompes Funèbres et à tous nos concitoyens et va être géré par une entreprise privée, Crématoriums de France. Dans 32 ans, ce bâtiment sera propriété de la Ville et pendant ce temps-là, c’est Crématoriums de France qui l’exploite.
Beaucoup de personnes nous disaient que c’est un projet dont elles ne le verraient pas un jour sortir de terre. Surtout que les premières procédures
ont commencé en 2019. C’était une période où certains de nos concitoyens pouvaient se dire que c’était une promesse qui ne sera jamais réalisée. Comme toutes les promesses et tous les engagements pris par l’équipe municipale, l’engagement est non seulement tenu mais je pense en plus
qu’il est bien tenu.
Ce qui m’a frappé en arrivant, c’est de voir que les images de synthèse des architectes étaient finalement assez fidèles. Ce qui n’est pas toujours
le cas. L’extérieur est très réussi avec des matériaux nobles tes que le bois. À l’intérieur, on est vraiment sur un site épuré où l’on sent l’apaisement.
Les matériaux ont été choisis pour les familles qui sont en deuil. Je remercie très chaleureusement Crématoriums de France, la maitrise d’œuvre, l’architecte et toutes les équipes des différents corps de métiers qui se sont succédé pour créer ce très, très beau bâtiment. »
4 jours d’attente maximum
Marc Grasset, directeur immobilier de Crématoriums de France, une marque du groupe Funecap spécialisée dans la gestion de crématoriums, depuis la conception et la construction de sites innovants et écoresponsables jusqu’à la rénovation et la modernisation d’infrastructures existantes, indique : « En délégation de service public, on exploite, mais le bâtiment appartient à la collectivité. Ce bâtiment, on l’a fait bien évidemment pour les familles. Mais on l’a fait aussi, bien sûr, pour la ville pour que cet équipement soit un équipement de premier ordre.
C’était la demande principale de la collectivité. Ce bâtiment, on va l’exploiter pendant 32 ans toujours sous le contrôle de la collectivité car c’est l’un
des éléments essentiels d’une délégation de service public. Il faut qu’il y ait cette relation entre déléguant et délégataire. En l’occurrence, on fait cela
le mieux possible.
Les équipes d’exploitation sont déjà présentes. On va recruter localement. On va créer de l’emploi, ici, dans la Ville de Château-Thierry. On va aussi réaliser des crémations avec des équipements de tout premier ordre. On a installé aujourd’hui un équipement de crémation qui est réputé le meilleur au monde avec Facultatieve Technologies, l’une des filiales du groupe Funecap. Avec l’assurance d’avoir une maintenance de tout premier ordre pour une continuité de service public qui est essentielle dans ce monde-là.
Un équipement de ce type est également fait pour réduire les temps d’attente. On aura des temps d’attente bien inférieurs. L’objectif fixé est 4 jours d’attente maximum. C’est déjà une belle performance. Avec les équipements qu’on a réalisés, on devrait pouvoir y arriver. Je voudrais remercier toutes les équipes qui ont travaillé sur ce projet. Plusieurs années de travail administratif avant d’arriver à un permis de construire, une autorisation administrative, le cas par cas, etc… On a été ensuite contraint d’assécher un peu ce terrain. Un énorme bassin de rétention a été créé avec plusieurs milliers de litres pour assécher aussi en partie le cimetière. C’est l’une des raisons pour laquelle on a utilisé cette technologie. »
Du local
Entreprises, emplois, réseau funéraire : Crématorium de France favorise le local. Marc Grasset souligne : « On n’a fait travailler que des entreprises locales. C’est ce qu’on promet à chaque fois et c’est ce qu’on tient. Le résultat est à la hauteur de nos espérances et de la collectivité. La première crémation devrait arriver le 10 mars. Si on a bien reçu toutes les autorisations administratives de la Préfecture d’ici-là. Nos équipes travaillent déjà beaucoup avec le réseau funéraire local pour commencer à préparer tout cela. On est très fier, très heureux d’être pacsé avec la Ville pour 30 ans.
On va recruter trois emplois [Un agent d’accueil, un maître de cérémonie et un technicien NDLR]. Deux pour commencer et trois à terme. Il va
y avoir une montée en charge sur 2-3 ans et à terme, il faudra en effet une troisième personne. »
Crématorium de France, c'est aussi la création de salles pour les inhumations
Marc Grasset ajoute : « Ce qui se fait beaucoup aujourd’hui, c’est la création de salles pour les inhumations à côté des cimetières, car les familles cherchent des salles d’inhumation. À terme, il n’est pas impossible d’imaginer de créer ce qu’on vient de faire à Saint-Nazaire. C’est d’avoir des salles
un peu dédiées, un peu séparées, mais qui permettent de faire la transition vers le cimetière sans passer par le crématorium puisqu’il n’y a pas
de crémation. Ce sera peut-être quelque chose à envisager dans les années à venir parce ce que ça fait partie des habitudes progressives des gens.
Tout comme là où nous sommes avec la salle de convivialité. Un endroit où tout le monde peut se retrouver après la cérémonie pour un peu s’apaiser, discuter, boire un café, etc… Ça fait partie des services qu’on va apporter ici. »
La volonté des familles est d’aller de plus en plus vers la crémation
« On a actuellement une poussée de la mortalité en janvier-février-mars, indique Marc Grasset. Un peu plus cette année que les autres années.
On sait que la volonté des familles est d’aller de plus en plus vers la crémation. En 2000, il y avait 2% de la population. Aujourd’hui on est à 46-47%
de la population. C’est une moyenne selon les régions. Grâce à notre société de Prévoyance et ses 300 000 contrats en portefeuille quelles sont
les demandes des familles à terme. On sera autour de 55-60% d’ici moins de 10 ans. C’est aussi principalement le changement des mentalités. Le fait que les gens vont plutôt à la crémation plutôt qu’à l’inhumation. Une progression importante est prévue ici. On a fait cet équipement pour aller jusqu’à 1300-1400 crémations. »
Un tarif de crémation déjà calé
Le prix d’une crémation au Crématorium de Château-Thierry a déjà été calé par la mairie lors de la mise en place de la Délégation de Service Public : Un peu en dessous de 600 euros. Un prix qui peut être révisé chaque année en fonction de l’indice des prix. « Tout dépend de ce que
l’on prend, précise Marc Grasset. C’est une sorte de tiroirs. Est-ce qu’on prend la salle de convivialité, par exemple. »
Les inhumations vont reprendre au cimetière de la Moiserie
La mairie de Château-Thierry est en ordre de marche, à la fois sur l’agrandissement du cimetière de la Moiserie (la mairie va drainer le terrain afin de pouvoir à nouveau inhumer) et puis créer, grâce à l’agrandissement, un carré confessionnel musulman qui aujourd’hui n’existe
qu’à Essômes-sur-Marne.
« Les personnes de confession musulmane habitant Château-Thierry vont se faire inhumer à Essômes-sur-Marne, souligne Sébastien Eugène.
Ce qui n’est pas très logique. Avec le drainage et l’agrandissement, on va être en capacité d’offrir un carré confessionnel aux musulmans. »
Le maire de Château-Thierry a conclut la rencontre en souhaitant mettre en lumière les étapes du projet de crématorium : « Il y a eu un gros travail de préparation. Souvent, ce temps n’est pas toujours compris par nos concitoyens. Élever un bâtiment prend plusieurs années. L’implication
de Mohamed Rezzouki (adjoint au maire, délégué à l’Urbanisme et aux Travaux NDLR] et de Chantal Bonneau [adjointe au maire, déléguée
à la Sécurité et de la Tranquillité publique NDLR] a été déterminante pour mener les discussions. C’est déjà complexe en règle générale pour n’importe quel projet, mais en plus, dans le funéraire, il y a des contraintes supplémentaires liées à la spécificité de l’activité. »
DB
Crédit photos : Axomois Production
© Architecte : Olivier Rozé © Paysagiste Concepteur : Vincent Lamotte Agence ART PAÏS





















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Habert joyce (jeudi, 05 février 2026 12:48)
Bonjour
Je souhaiterais postuler
Pour un emplois en temps que porteur ou autres travaille afin de vous apporté mon aide merci beaucoup
axomois (vendredi, 06 février 2026 16:25)
Bonjour Habert joyce. Il faut vous rapprocher de Crématoriums de France.
bernard guenon (vendredi, 20 février 2026 17:03)
je vous demande le prix de la cremation que le four merci pour la reponce
axomois (vendredi, 20 février 2026 19:58)
Bonsoir Bernard Guenon. Il faut vous rapprocher de Crématoriums de France.