[Vœux] Agglo de Château-Thierry. « 2026, l’année où tout redevient possible » : le souhait du président Sébastien Eugène

 

 

 

 

 

 

La cérémonie des vœux du président de la Communauté d’Agglomération de la région de Château-Thierry (CARCT) et des élus communautaires s’est déroulée, lundi soir 26 janvier, à l’Espace Louvroy de Neuilly-Saint-Front.

 

 

  

 

 

 

 

 

Francoise Biniec, maire de la commune et vice-présidente en charge des Ressources humaines et des Affaires générales de l’Agglo de Château-Thierry, a accueilli un public assez nombreux dans une salle rénovée après six mois de travaux et ouverte à titre exceptionnel

pour cet événement. 

 

Les élus du territoire mais pas que, le monde associatif, économique, culturel, sportif et les habitants présents ont écouté avec attention

le président de l’Agglo de Château-Thierry, Sébastien Eugène, retracer les actions et chantiers réalisés ou en cours. 

 

Finances, projets structurants, enjeux majeurs ont été les thèmes abordés lors d’un discours fleuve de plus de quarante minutes. 

 

// Les finances // 

 

Un symbole fort de la remise sur les rails de l’Agglomération 

 

« Il y a encore quelques mois, l’idée même d’organiser ces vœux à l’Espace Louvroy avait généré plus d’un doute, plus d’un sarcasme, lance d'emblée

le président de la CARCT. Comment l’Agglo aurait-elle réglé, en seulement 2 ans, un problème débuté il y a 7 ans par la fermeture de l’Espace Louvroy début 2019. 

 

Et pourtant, nous y sommes. Tout n’est pas terminé. Nous bénéficions aujourd’hui d’une ouverture exceptionnelle. Mais à part quelques retouches

à apporter, tout est prêt. Il ne reste plus qu’un processus administratif pour ouvrir définitivement la salle au mois de mars avec un premier spectacle inaugural comme prévu. 

 

Nous y sommes, car nous considérons que l’Aiguillage, le siège de l’Agglo, n’est pas le seul bâtiment à être entretenu. 

 

Nous y sommes, car nous considérons que cet équipement est indispensable pour la vitalité de Neuilly-Saint-Front et de toutes les communes alentour. On ne peut pas prôner la revitalisation de nos centre-bourgs comme y travaillent Alain Arnefaux [Conseiller délégué en charge de la revitalisation territoriale NDLR] et Gilles Cordival [Conseiller délégué en charge du Commerce et de l’Artisanat NDLR] et laisser à l’abandon

un espace aussi essentiel pour tout un bassin de vie. 

 

Nous y sommes aussi, car services et élus ont travaillé d’arrache-pied pour permettre la restauration de la toiture. Elle empêchait l’usage de cette grande salle et coûtait cher pour l’Agglomération à travers la location d’étais qui soutenait le toit. » 

 

Et Sébastien Eugène de remercier tout particulièrement Bruno Fouquart, directeur des Services techniques et Grands projets de l’Agglo, qui a, avec Christophe Fournier, usé de toutes ses compétences pour faire avancer de main de maître ce chantier. Le président a également remercié le maître d’œuvre Cinq-Cinq, les entreprises Roquigny, BSM, Eiffage, Iso Nord, Morand, Ansem. Puis Mohamed Rezzouki [Vice-président

en charge des Grand travaux, de l’Écologie et du Cycle de l’eau NDLR] « qui comme toujours, a su donner l’élan et la méthode pour éviter

que des points de blocage viennent retarder l’ensemble. » Et enfin le service Événementiel de l’Agglo, organisateur de la soirée, et qui prépare

la réouverture.

  

« Cette salle va rouvrir, comme l’est déjà la salle pour les associations dont la gestion est déléguée à la mairie, poursuit Sébastien Eugène. Quant

au bowling au rez de chaussée, des études pour sa réfection sont en cours et nous espérons pouvoir débuter les travaux en 2027.

Par ailleurs, nous souhaitons rapatrier dans l’ancien logement du gardien, l’école intercommunale de musique de Neuilly-Saint-Front. D’ores et déjà, nous venons de clôturer le sujet lié aux assurances car le dégât des eaux survenu en 2021 n’avait jusqu’ici pas donné lieu à indemnisation.

 

Forcément, la réouverture de l’Espace Louvroy est un symbole fort de la remise sur les rails de notre Agglomération. » 

 

Les efforts ont payé 

 

Après avoir indiqué que l’on pouvait se réjouir que la France dispose d’un budget et que des limites soient posées aux excès de Donald Trump, le président de l’Agglo enchaine sur la situation financière de la structure : « Pour notre Agglomération, l’année ne débute pas trop mal, ou en tous cas, elle débute mieux que l’année dernière. La bonne nouvelle déjà, c’est que nous avons retrouvé des excédents de fonctionnement, c’est-à-dire

des marges de manœuvre pour investir. 

 

En 2023 et 2024, notre Agglomération avait enregistré des déficits mettant en grande difficulté notre administration et ses services. Je ne vais pas revenir sur ces difficultés, mais ce que je peux dire, c’est que les efforts ont payé. Et qu’à fin 2025, nous retrouvons enfin un équilibre en fonction-nement après 2 années de déficit. 

 

Mais les efforts réalisés étaient, tout, sauf anodins. Nous avons dû augmenter la fiscalité intercommunale. Ce n’est jamais bon pour le pouvoir

d’achat des Sud-Axonais, ni pour l’image de notre Agglomération. Nous avons dû aussi augmenter les tarifs, parfois plus fortement que l’inflation

dans certains domaines afin de compenser l’absence de hausse pendant plusieurs années, même lorsque l’inflation était très élevée. 

 

Nous avons fortement diminué les dépenses. Quand je parle de diminution, ce n’est pas comme au niveau de l’État où l’on diminue les dépenses,

mais moins vite que la tendance. Ici, ce sont de vraies diminutions avec un vaste plan d’économies qui a contraint les remplacements, les recru-

tements, qui a diminué les crédits disponibles pour diverses actions. » 

 

Sébastien Eugène a remercié Éric Mangin [Vice-président en charge des Finances NDLR] « qui pilote ce redressement tout en gardant le moral. Parfois, on aurait eu envie de se jeter dans la Marne avec l’aide précieuse de Patrick Poix [Conseiller délégué en charge du Contrôle de gestion NDLR]. Patrick est le type de personne qui connaît, au centimètre près, la distance qui sépare L’Aiguillage de la Marne. Merci également à Didier Fernadez pour les ventes des bâtiments inutilisés qui génèrent des recettes d’investissement. Si vous avez besoin de quelqu’un pour vendre vos biens immobiliers, ne cherchez plus. » 

 

Loin d’une situation idéale 

 

Une amélioration des finances « qui va permettre de retrouver un rythme normal, avec en 2026 des tarifs qui n’augmenterons pas plus que l’inflation et une fiscalité qui sera gelée, précise Sébastien Eugène. La fiscalité ne sera pas seulement gelée, mais la création de la taxe GEMAPI [GEstion

des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations NDLR], une taxe qui vise la levée de moyens suffisants pour lutter contre les inondations

et les prévenir, cette taxe qui vient d’être créée pour changer d’échelle dans la prévention des inondations sera neutralisée en 2026. En d’autres termes, les autres taux vont baisser à due proportion du taux de la taxe GEMAPI. 

 

Tout cela est évidemment une bonne nouvelle, mais on ne va pas se mentir non plus, on est loin d’une situation idéale. D’abord parce que pour le budget 2026, nous faisons face à une hausse des dépenses même à part y mettre d’interventions constantes. En parallèle, nos recettes baissent notamment en raison d’une diminution des dotations de l’État et des ponctions, j’ai presque envie de dire la spoliation de l’État sur les recettes des collectivités au travers du fameux DILICO [DIspositif de LIssage COnjoncturel des recettes fiscales des collectivités NDLR].

 

Certes, l’équation budgétaire 2026 est plus confortable que l’an passé, mais si nous ne voulons pas repasser dans le rouge, nous ne devons pas abandonner les efforts qui visent à contraindre les dépenses. D’autant que l’on dégage encore trop peu de capacité d’investissements alors même

que les agglomérations ont justement été créées pour porter des investissements structurants que les communes, toutes seules, ne pouvaient pas réaliser.Dégager des marges de financement pour investir est nécessaire si on veut répondre à la promesse de création même de notre Agglo-mération.

 

Enfin nous devons encore résoudre des problématiques budgétaires auxquelles peu d’EPCI [Établissement Public de Coopération Intercommunale NDLR] sont confrontés, à l’image du déficit cumulé de la Régie d’assainissement qui a monopolisé l’année dernière une bonne partie de notre attention administrative et politique.

 

En réalité les déficits des années passées ne sont finalement que la partie émergée de l’iceberg. Ils sont l’expression de difficultés organisationnelles plus profondes. Grâce au travail mené en 2025, la majeure partie des difficultés sont aujourd’hui identifiées. Certes, on n’est pas en capacité de toutes les corriger tout de suite, et certaines vont prendre du temps. Mais identifier, là où se situe les difficultés, est finalement assez rassurant.

Leur résolution devra être au cœur du début du prochain mandat, quelle que soit l’équipe politique en place. »

DB

Crédit photos : Axomois Production 

Françoise Biniec laissera les clés de la mairie de Neuilly-Saint-Front en mars prochain, mais « restera attentive aux projets engagés, attentive

à leur continuité et à la place que la commune continuera d'occuper au sein de l'Agglo ».

Écrire commentaire

Commentaires: 0