Soudure tarifaire. « Cessons aujourd’hui de demander aux usagers de descendre d’un train pour en prendre un autre, une heure après... »

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Soudure tarifaire. En tant qu’ancienne présidente du CDIU (Comité de Défense des Intérêts des Usagers) de la ligne Paris Est,

Christine Pérardel Guichard souhaite réagir et de manière virulente. 

 

« Non, il ne s’agissait pas de tolérance sur la ligne P jusqu’à fin 2024, mais tout simplement de l’application des accords obtenus par le CDIU,

suite à ma rencontre avec la présidente de Région IDF en 2016. J’étais intervenue à l’époque où la Région Hauts-de-France souhaitait instaurer

sa tarification régionale à l’ensemble du trajet Château-Thierry / Paris, sur la ligne P.  

 

Mon argumentation fut la suivante : On ne pouvait pas faire payer le prix fort à des usagers de la ligne P voyageant dans des conditions bien moins bonnes que les usagers TER (trains bondés, trains sans climatisation, trajet plus long). 

 

Aujourd’hui, il ne faut pas se le cacher, le choix d’utiliser tel ou tel train, se fait pour des raisons financières, au détriment du confort. 

 

La soudure tarifaire acceptée depuis bien des années, est tout simplement balayée d’un revers de main, sans en voir les conséquences financières

sur les usagers. Les Régions se parlent une fois que la convention est écrite ! Et la problématique est connue depuis plus de six mois ! 

 

Cette convention n’évoque pas les gares de Nogent-l’Artaud, Chézy-sur-Marne et Château-Thierry situées au-delà des 75 km fatidiques et de ce fait, échappent à la soudure tarifaire ! Cette convention a vocation à être appliquée par SNCF et les contrôleurs. Même si je ne fais plus partie des navetteurs depuis 2021, je prends encore souvent le train ! 

 

Aujourd’hui cela est encore plus criant : sur TER, vous avez avec le système de réservation, donc « votre place assise ». À contrario, sur ligne P,

les rames sont à nouveau surchargées en heure de pointe. La qualité du transport n’est absolument pas la même. Je rajouterai également que, malheureusement, les usagers sont tributaires des politiques tarifaires des Régions ; si l’on ramène le prix payé par chacun au prix kilomètre,

on est loin de l’équité tarifaire d’antan. 

 

Alors oui, d’aucuns ont pu se réjouir de la tarification IDFM à 2,50 euros, en 2025, pour l’utilisateur occasionnel. Son prix a été réduit de moitié et

pour parcourir parfois une centaine de kilomètres. 

 

Refuser la soudure tarifaire aux abonnés sur la ligne P, reviendrait également à faire payer deux fois le trajet Nanteuil / Saacy / Paris : une fois

par le Navigo et une fois par l’abonnement TER, puisque les deux vont se chevaucher. Vaste débat puisque cela concerne bien des régions périphériques à la zone limite carte Navigo, sur le territoire. 

 

Dans les faits aujourd’hui, le choix de telle ou telle ligne, TER ou ligne P,  est avant tout un choix financier pour beaucoup. Le reste à charge usager

ligne P (déduction faite de l’aide obligatoire employeur) est moins important que sur TER.

 

Quant au titre unique (exemple du Navigo-Rémi) sur notre secteur, il est évident qu’il est rapidement souhaité pour des raisons pratiques,

tout en maintenant le coût actuel payé par l’usager. On n’en est toutefois qu’aux balbutiements de cette étude. 

 

Et en attendant la finalisation du dossier dont aucune date n’est arrêtée, cessons aujourd’hui de demander aux usagers de descendre d’un train

pour en prendre un autre, une heure après, sous prétexte d’un changement de grille tarifaire ! » 

DB

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Commentaires: 3
  • #1

    Catherine Aveant (dimanche, 25 janvier 2026 12:02)

    Oui là cela devient du grand n’importe quoi et on a des réponses totalement différentes quand à la soudure et bizarrement les problèmes surviennent essentiellement aux heures creuses avec intimidation des voyageurs
    Avec des contrôles limite légaux

  • #2

    Vincent (jeudi, 19 février 2026 14:25)

    Bonjour,

    Je suis arrivé sur cette page en me renseignant sur la possibilité de combiner un titre Navigo avec un ticket dématérialisé — et donc non-compostable — pour effectuer la soudure entre la dernière gare d'Île-de-France et une des gares hors-IdF pourtant sur le réseau IdfM.

    Par exemple, les CGU/CGV TER Centre-Val-de-Loire (ww.ter.sncf.com/centre-val-de-loire) indique :
    ----------
    2.5.6 Utilisation juxtaposée de titres de transport (soudure)
    L’utilisation juxtaposée de titres de transport à des tarifs différents n’est pas autorisée (à l’exception de certains abonnements vers l’Ile -de-France _ cf. paragraphe 2.5.6.2). En effet, le titre acheté (billet ou abonnement) pour une relation déterminée n’est valable que pour ladite relation.

    Les prolongements de parcours sans rupture de charge (*** sans descendre du train à la gare de juxtaposition*** ) ne sont pas autorisés et nécessitent l’acquisition d’un titre pour la totalité du parcours.

    Une telle situation constatée par un agent SNCF assermenté est régularisable, notamment en cas de présentation simultanée, ou non simultanée, de deux tarifs différents (matérialisé sur deux titres) pour un trajet sans rupture de charge.
    ----------

    Et donc, si on descend physiquement sur le quai avant de remonter puis montrer au contrôleur son billet dématérialisé acheté sur Internet… est-on en règle ? �

    Merci.

  • #3

    PERARDEL GUICHARD Christine (jeudi, 19 février 2026 21:29)

    Bonjour aujourd'hui la soudure tarifaire quelle que soit la forme prise est verbalisable sur la ligne P puisque la Région Hdf ne la reconnaît pas alors qu'elle est pratiquée et acceptée depuis plus de vingt ans. C'est la seule réponse que l'on puisse apporter côté CDIU actuellement. Les régions Centre Val de Loire et IDF ont mis en place un titre unique qui de ce fait autorise la soudure. Nous vous invitons à signer notre pétition en ligne sur change.org et à nous suivre sur la page Facebook cdiu.infos. Bien cordialement