Comme chaque année, le mois de janvier vit au rythme des vœux des élus locaux. Si un ou deux fauteuils étaient inoccupés ici et là, une salle copieusement garnie a accueilli, jeudi soir 8 janvier au Palais des Rencontres, le maire de Château-Thierry, Sébastien Eugène, et son Conseil municipal pour les vœux de la nouvelle année.
En cette période de pré-campagne électorale, le maire Castel a pu « décrire objectivement les actions qui ont eu lieu en 2025 et présenter
les actions prévues en 2026, d’autant que le budget 2026 a été adopté par le Conseil municipal en décembre ».
Refonte totale (ex : Musée Jean de La Fontaine), déconstruction, reconstruction, réparation (ex : Palais des Rencontres suite inondation
de 2024), rénovation (ex : toiture école Louise-Michel, façade école de la Madeleine), extension (ex : école des Filoirs), végétalisation des cours d’écoles ( ex : école des Mauguins), finalisation (ex : piste d’athlétisme pour un coût d’1, 4 million d’euros), concrétisation (ex : début du chantier Pumptrack au Parc Saint-Joseph fin mars 2026), livraison de programmes privés, état des rues, trafic routier, mise en service prochaine
(ex : crématorium), renouvellement de l'éclairage public en Led, développement de nouvelles actions à destinations des seniors (obtention
du label Or Ville Amie des aînés pour sa démarche collective favorisant le bien vieillir), renforcement de la sécurité incendie (ex : U1), mobilité (ex : ascenseurs gare), année culturelle 2026 « Bienvenue chez La Fontaine »… : Au cours d’une allocution d’un peu plus de trente minutes, Sébastien Eugène s’est concentré uniquement sur les projets qui concernent le territoire communal. « Les vœux de l’Agglomération étant prévus le 22 janvier à l’Espace Louvroy de Neuilly-Saint-Front. Tout un symbole. »
Le maire a souligné que l’année 2025 avait été une année dense avec plus de 10 millions d’investissement, « un record battu », sans augmenter les taux de fiscalité pour la dix-neuvième année consécutive et en conservant une bonne capacité de désendettement.
Donald Trump au Palais des Rencontres
Télés, radios, journaux, réseaux : Il ne se passe pas un jour sans que soit cité le nom du président des États-Unis. Ce fut le cas lorsque Sébastien Eugène a évoqué la situation du Centre hospitalier de Château-Thierry : « Notre hôpital se renforce côté immobilier mais se renforce aussi en matière d'activité médicale. Sur 2025, la hausse d'activité, c'est à dire la hausse des soins apportés aux Sud-Axonais, est de 19%.
Les naissances ont augmenté de 9%. Nous vivons dans une ère de post-vérité, mais parler de démantèlement de l'hôpital au moment où il s'agrandit et où l'activité croit de 19%, je crois que Donald Trump n'aurait pas osé.
Des fins d'activité, il n'y en a pas dix mille. Il y a le déclassement de la maternité du niveau 2A au niveau 1 et l'arrêt de la néonatalogie. Mais déjà, déclassement vaut arrêt de la néonatalogie. C'est la même chose. C'est une décision qui date de 2018 mais qui a été reportée en raison du Covid.
Je m'y suis opposé avec d'autres, mais l'ARS en impose sa décision.
Le reste, les autres fermetures, c'est du vent. Le deuxième SMUR, il s'agissait d'une expérimentation non financée par l'ARS. Jamais, notre hôpital
n'a eu deux SMUR financés par l'ARS. Le centre lourd de dialyse, c'est une demande tout à fait légitime qui a été faite auprès de l'ARS comme
on formule des vœux au nouvel an ou sa liste au Père Noël. Mais, jamais, l'ARS n'a donné son aval à un centre lourd de dialyse.
Déclassement de la maternité décidé en 2018, déclassement de l'USIC pour lequel nous devrions, nous y travaillons, obtenir une nouvelle autorisation sont les deux seules ombres au tableau. »
Pour Sébastien Eugène, également président du Conseil de surveillance de l’hôpital, ces deux ombres au tableau ne doivent pas cacher ce qui est développé chez Jeanne de Navarre : « La nouvelle salle Nature à la maternité, les endoscopes respiratoires et digestives, la gastro-entérologie avec l’arrivée d’un nouveau praticien, la mise en service de l’unité d’exploration du sommeil, la montée en charge de l’équipe mobile sectorielle de soins palliatifs, la mise en service de la mammographie, la mise en service du panoramique dentaire, la mise en service de la colonne 3D pour la chirurgie, l’autorisation par l’ARS de chirurgie urologique complexe, donc cancérologique, l’ouverture des consultations douleur avec l’arrivée d’un praticien douleur dédié, la structuration des parcours en hôpital de jour en obstétrique et en pédiatrie, l’ouverture supplémentaire de trois lits de soins critiques. Le développement de l’activité est massif, l’administration de l’hôpital se structure et l’EHPAD Bellevue, aussi, reprend le chemin du redressement. »
Concernant la Résidence Bellevue, l’EHPAD du Centre hospitalier de Château-Thierry, Sébastien Eugène souligne : « Je sais que la hausse
de tarifs a beaucoup heurté les familles. Je le comprends et je le partage. Le problème est identique à ce qui s’est passé à l’Agglomération. Les tarifs n’ont pas été augmenté pendant des années, même quand l’inflation était de 8% et cela a mis les structures en difficulté.
La stratégie déployée par la direction de l’hôpital est finalement la même que nous avons eue à l’Agglomération. Un rééquilibrage des tarifs en 2025 et ensuite une évolution qui épouse l’inflation notamment en 2026. Et qu’on ne nous dise pas que le département a osé valider une si forte hausse.
Mais pourquoi le département valide les hausses d’EHPAD ? Parce que dans 40% des cas, lorsque les familles ne peuvent pas tout prendre en charge, c’est le département qui paie tout ou partie de la facture.
C’est donc le département qui assure la prise en charge financière. C’est pour cela que son accord est sollicité. La vérité, c’est que malgré les difficultés sur son budget, le département a consenti une augmentation de ses dépenses pour éviter que l’EHPAD Bellevue ne doive un jour fermer.
Bref, vous l’avez compris, il n’y a pas besoin de traverser l’Atlantique pour observer des campagnes massives de désinformation. Et si l’on doit aujourd’hui se mobiliser, c’est contre les mesures d’économie réclamées par l’État auprès de l’hôpital auxquelles le Conseil de surveillance s’est opposé. »
Tout vient à point à qui sait attendre
Si un maire Sud-Axonais a annoncé, il y a un an, qu’il ne se représenterait pas à l’élection municipale de 2026, en ce qui concerne Sébastien Eugène, il va falloir patienter un peu. Le maire de Château-Thierry précise : « Certains s'interrogent peut-être sur la suite, sur mes intentions. Si moi-même, j'ai émis des doutes ces derniers mois, ils étaient sincères. Ils étaient légitimes. Mais en ce début d'année, je suis pleinement mobilisé
par ce qui m'engage aujourd'hui.
La réouverture imminente du Musée Jean de La Fontaine, la construction d'un budget solide pour l'Agglomération, la poursuite des projets engagés. Comme je m'y suis engagé, je travaille pleinement avec sérieux, exigence et constance pour les Castels et les Sud-Axonais. Le moment venu,
les choses seront dites clairement. Mais, ce soir, l'essentiel est ailleurs. Il est dans notre capacité à nous rassembler, à débattre avec respect, à faire vivre une démocratie locale à la hauteur de Château-Thierry et de ses habitants. »
Handidanse, bourse associative et médaille de la Ville
Émotion. À l’issue de l’allocution du maire de Château-Thierry, la Ville a mis en lumière la diversité et l’inclusion en accueillant sur la scène
du Palais des Rencontres, la troupe de l’APEI des 2 Vallées, médaillée d'or lors du Concours national Handidanse 2025.
Puis, Nathalie Redouté, adjointe au maire en charge des ressources humaines, de la vie associative et de la communication, a remis la bourse associative d’un montant de 1000 euros aux associations méritantes suivantes : APAC (association nationale des porte-drapeaux, anciens combattants et vétérans de France), ARPSA (association des randonneurs pédestres du Sud de l'Aisne), Château-Thierry Volley Club, Secours Populaire Français et La Maisonnée de Gloria.
Enfin, Sébastien Eugène s’est attaché à remettre la Médaille de la Ville à un grand nombre de Castels : Pierre Bensusan, Bernadette Bernini, Thierry Boidin, Geneviève Bousquet, Bernard Colas, Matéi Cucos, Claude Frère, Marie-Blanche Garcia, Fernando Goncalves-Félix, Dr Chantal Lamour, Christophe Marquis (promotion du 14 juillet 2025), Deborah Maurice, Marie-Claire et Maxime Mille, Jean-Marc Quintin (promotion
du 14 juillet 2025) et Jean-François Ledun (promotion du 14 juillet 2025).
Le verre de la fraternité et quelques joyeusetés ont clôturé cette cérémonie des vœux dans une ambiance jazzy assurée par Dalida Chaïr
au saxophone et Jérémy au clavier.
DB
Crédit photos : Axomois Production







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