
Événement. La pose de la première pierre de l’extension neuve du Centre Hospitalier Jeanne de Navarre de Château-Thierry s’est déroulée,
mercredi après-midi 08 octobre, dans le calme et la sérénité. Le rassemblement porté par l’association de défense de l’hôpital et qui a réuni une bonne soixantaine de personnes à l’entrée de l’établissement a été respectueux de la cérémonie.
Après avoir reposé casques de chantier et truelles, les « maçons » d’un jour, suivis d'une foule nombreuse, ont regagné le chapiteau pour
les incontournables discours. Contrairement à l'inauguration du nouveau parking de l'hôpital, le 02 septembre dernier, toutes les personnalités invitées à venir s'exprimer au pupitre sont restées sagement à leur place après leur prise de parole.
Ils ont dit !
« En termes d'organisation de l'intérim de direction, j'ai entendu les critiques ou sujétions qui avaient été faites au cours des premiers mois de 2023 lorsque M. le Directeur général de l'ARS, Hugo Gilardi, m'a confié l'intérim de direction. Et c'est la raison pour laquelle, M. Cyril Marais a très vite été nommé en qualité de Directeur délégué à temps plein, dès septembre 2023, pour être présent physiquement sur le site.
Celui-ci représente l'interlocuteur au quotidien de l'ensemble des équipes médicales et paramédicales, ainsi que des organisations syndicales
et de tous les autres interlocuteurs de l'établissement. Cette organisation apporte à chacun la plus grande satisfaction, si j'en crois les retours
qui me sont faits. Je le remercie fortement aujourd'hui pour son engagement et surtout ses réussites. Il représente avec succès la fonction
de direction dans l'établissement. » Éric Lagardère, Directeur par intérim du CH Jeanne de Navarre de Château-Thierry (Extrait)
« Les architectes ont veillé à ce que le nouveau bâtiment s'harmonise avec l'environnement existant, tout en préservant l'identité du patrimoine existant. Aujourd'hui, j'ai une vraie fierté d'être là avec vous pour présenter ce beau projet. Celui de construire un équipement majeur, moderne, durable, au service des habitants, au service des professionnels de santé de Château-Thierry et également du territoire.
Nous avons voulu, à la fois, une conception innovante et également respectueuse de son environnement et du voisinage. Construire un centre hospitalier sur un site existant relève d'un vrai défi.
Tous les murs seront fabriqués en usine à moins de 20km de Château-Thierry. Cela entrainera moins de camions, moins de bruit, moins
de poussière et donc moins de nuisances, à la fois pour le personnel de santé, et pour le voisinage. Tout cela aura un impact favorable
par rapport à la réduction du carbone au moment de la construction.
Pour aller encore plus loin dans le respect de l'environnement, nous allons utiliser notre robot d'impression 3D pour fabriquer dans notre atelier, toutes les réservations dans les ouvrages béton. Nous allons également fabriquer toutes les réservations des bacs à douche des salles
de bain. Cela permet de remplacer le bois et le polystyrène sur le chantier et de réduire les déchets pendant la construction.
Vous avez un exemple avec le mur de la première pierre, sur lequel nous avons réalisé ce geste symbolique, qui deviendra demain Totem
de l'entrée du site. Il a été réalisé par notre robot d'impression 3D, Ernest. » Jean-Pascal Leuvrey, Directeur général Spie Batignolles Grand Est (Extrait)
« Nous sommes réunis aujourd’hui pour un moment fort, symbolique : la pose de la première pierre du bâtiment d’extension de notre Centre hospitalier. Ce projet de 7000m2 n’est pas une simple opération immobilière. Il incarne une ambition collective, un souffle vital, un acte de foi dans l’avenir de l’hôpital public, ici, dans le Sud de l’Aisne.
Ce projet est d’abord le fruit du travail acharné, rigoureux, des soignants, des médecins, des cadres, des représentants du personnel et de l’ensemble des instances médicales et administratives de l’établissement. Il s’inscrit dans la continuité d’un projet médical cohérent porté avec force par la CME [Commission Médicale d’Établissement NDLR], sous l’impulsion de son ancien président, le Docteur Michel Fiani, que je tiens à saluer et que j’ai eu l’honneur de poursuivre avec mes collègues avec conviction et détermination.
Pendant plus de deux ans, chaque mardi, les réunions ont eu lieu sans relâche. Ce projet a été présenté, analysé, enrichi et validé à l’unanimité
par les différentes instances, notamment en CME et en Directoire.
Il a été soutenu par les services de l’ARS et du Ministère, convaincus de sa pertinence. Il a également été porté et défendu auprès du Président
de la République par les élus de notre territoire, notamment par l’ancien député M. Jacques Krabal que je remercie très sincèrement.
Ce projet est né d’un constat. Pour que notre hôpital reste un acteur central, il fallait lui donner les moyens matériels à la hauteur de l’engagement humain. » Dr Nazih Khayat, Président de la CME du CH Jeanne de Navarre de Château-Thierry (Extrait)
« Il y a, dans nos vies, mille raisons de se plaindre. Des instabilités internationales et nationales. De la situation générale des hôpitaux de France
et de notre système de soins, qui pèsent sur le personnel hospitalier. Des questions en suspens sur l’ancien bâtiment de notre hôpital ou des petits oublis dans le nouveau. Il y a les vraies fermetures de services, à l’image de la néonatalogie, et des demandes d’ouvertures non satisfaites. Je pourrais aussi profiter de la présence de Madame la Préfète pour l’interpeller sur d’autres points bloquants sur notre territoire, qui n’ont rien à voir avec l’hôpital.
Mais j’ai été bien élevé et je crois encore aux valeurs de l’hospitalité. La Préfète et le Directeur Général de l’ARS auraient bien d’autres choses à faire, bien d’autres hôpitaux à visiter. On ne peut que les remercier de leur présence. Je ne voudrais pas non plus qu’ils repartent en se disant
« si on ne donne rien, ils sont mécontents ; si on donne 35 millions d’euros, ils sont mécontents ; alors autant ne rien donner ».
Aujourd’hui, pour le lancement de ces travaux, notre hôpital mérite que nous sachions mettre de côté tous les facteurs de division, que nous profitions de l’instant. Il y a des moments dans la vie d’un territoire qui dépassent l’instant. La pose de cette première pierre fait partie de ces moments-là.
Sachons nous rassembler, avec joie, humilité et reconnaissance.
Avec joie, d’abord. Nos sociétés savent de moins en moins se réjouir. Nous vivons une époque où les citoyens, les acteurs publics et privés, contribuent, parfois malgré eux, à ce sentiment que plus rien ne va, que plus rien ne marche, que plus rien ne s’accomplit. Et pourtant, aujourd’hui, quelque chose de grand s’accomplit. Cette première pierre, ce doit être une joie pour les agents hospitaliers, pour qui ces travaux vont améliorer
les conditions de travail, les outils, l’organisation. Ce doit être une joie pour les patients, qui bénéficieront d’un hôpital plus moderne, plus fonctionnel, plus accueillant. Ce doit être une joie pour les élus locaux, qui voient l’État investir 35 millions d’euros sur notre territoire, pour notre hôpital public.
Je veux remercier l’État et l’Agence Régionale de Santé pour cet investissement exceptionnel, qui traduit une confiance dans l’avenir de notre hôpital.
Votre présence est en effet un signe fort : notre hôpital n’est pas destiné à fermer, ni à être démantelé. Cette joie, elle est aussi nourrie par les résultats très encourageants enregistrés ces derniers mois.
Depuis le début de l’année, l’activité de l’hôpital a progressé de 18 % en hospitalisation et en consultations externes. Et la maternité enregistre
une hausse de 9 %, devenant donc la seule du département à accueillir davantage de naissances. Ces chiffres ne sont pas que des statistiques :
ce sont de soins apportés aux Sud-Axonais. C’est aussi la preuve que la confiance revient, que les habitants sont attachés à leur hôpital,
que la dynamique est là.
Dans le même mouvement, de nouveaux services ont vu le jour : les écho-endoscopies sont désormais en service, l’équipe mobile de soins palliatifs accompagne les patients au plus près de leurs besoins, et le plateau technique d’imagerie est désormais complet, offrant sur place des examens
de haute qualité. Notre hôpital a bel un avenir et cette première pierre en est la preuve la plus tangible.
Je crois aussi que nous devons nous rassembler avec humilité. D’abord, au vu de l’histoire. L’extension actuelle s’inscrit dans la longue histoire
de notre hôpital débuté en 1304 sous l’impulsion , on dirait aujourd’hui « par autorisation », de Jeanne de Navarre. Des modifications bâtimentaires, notre Hôtel-Dieu en a connu de nombreuses, avant que l’hôpital ne soit rebâti sur ce terrain il y a 42 ans. Nous serions bien incapables de citer
tous les comtes, les seigneurs, les maires, les directeurs, les médecins, les agents, qui ont, chacun leur tour, œuvré à ces changements majeurs.
D’ailleurs, l’extension actuelle s’inscrit dans le temps long ; en 2008 déjà, un projet de réhabilitation-extension existait, comme l’a longtemps rappelé
la maquette dans la principale salle de réunion. Nul doute que le projet d’alors a inspiré celui d’aujourd’hui. Ce projet n’est celui d’aucun en particulier ; c’est un projet collectif. Chacun, à son échelle, y a apporté une pierre, une décision, a contribué à l’ouverture d’un service, un matériel médical supplémentaires. Parfois déterminante, parfois modeste, leur apport a toujours été indispensable à cette longue construction.
Cette dimension collective n’enlève rien aux apports individuels. Et c’est pourquoi nous nous rassemblons aussi avec reconnaissance.
Reconnaissance envers l’État qui a accordé ce financement et l’ARS qui a fait en sorte que les fonds puissent effectivement être mis à disposition.
Reconnaissance envers l’équipe de direction et l’administration, pour son travail, sa ténacité, son sens du service public. Souvent accusée de tous
les maux, elle a su, dans un contexte difficile, avancer et livrer un travail de qualité. Nul n’est parfait mais si nous sommes là aujourd’hui,
c’est en grande partie grâce à eux.
Reconnaissance envers les médecins et les cadres de santé qui ont passé de longues heures à imaginer les fonctionnalités de ce bâtiment,
pour les besoins actuels et pour les nécessités futures.
Reconnaissance envers l’ensemble des agents hospitaliers, leurs représentants syndicaux, qu’ils soient soignants ou agissent dans les fonctions support, pour leur contribution au projet, pour leur engagement quotidien envers les patients et leurs familles.
Reconnaissance envers nos partenaires, les médecins de ville, ceux qui orientent vers l’hôpital, le CHU de Reims, les hôpitaux de Soissons, de Villiers-Saint-Denis, et tous ceux qui participent à l’indispensable réseau de santé.
Reconnaissance envers les entreprises et leurs salariés, les ouvriers qui travaillent et travailleront sur ce chantier.
Reconnaissance, enfin, envers les patients, qui continuent de faire confiance à cet établissement, et qui, par leur présence, par leur gratitude, rappellent chaque jour le sens de ce que nous faisons ici.
L’hôpital de Château-Thierry se développe, pas à pas, grâce à celles et ceux qui travaillent, pas grâce à ceux qui commentent, grognent ou forcent
les chemins insondables de la postérité. Nous avons un établissement qui, chaque jour, soigne, forme, accompagne.
Un hôpital comme celui-ci, c’est le cœur battant d’un territoire. Quand l’hôpital se modernise, c’est toute une communauté retrouve confiance.
Quand il avance, c’est tout un territoire qui se redresse. Alors oui, cette première pierre est plus qu’un symbole. C’est la preuve qu’avec du travail
et de la ténacité, on peut redresser des trajectoires.
La preuve qu’un établissement public, même fragilisé, peut retrouver du souffle et de la fierté. La preuve qu’un territoire comme le nôtre, trop souvent enclin à l’auto-dénigrement, peut se mobiliser pour l’essentiel.
Aujourd’hui, nous ne posons pas seulement une pierre. Nous sommes rassemblés, dans la joie, l’humilité et la reconnaissance. Nous portons
un objectif commun : un hôpital plus fort, plus durable et plus humain. » Sébastien Eugène, Maire de Château-Thierry, Président du Conseil
de surveillance du CH Jeanne de Navarre de Château-Thierry
« On est toujours bien accueilli à Château-Thierry et on passe toujours un bon moment. En général, on repart avec quelques demandes supplé-mentaires, mais ça fait partie du travail. C'est intéressant. C’est de bonne guerre, j’allais dire. Ce n’est qu’ici que cela se passe comme ça. Il n’y a pas véritablement d’exception de ce point de vue-là.
Il y a bientôt 4 ans, l’État a décidé la modernisation de Centre hospitalier de Château-Thierry, dans la liste des 30 opérations prioritaires de Ségur
de la Santé en Région Hauts-de-France. Il y a un peu plus de 18 mois, en mars 2024, à l’occasion du Comité d’investissements en santé
du département de l’Aisne, une enveloppe de 35 millions d’euros a été annoncée pour en assurer la concrétisation et surtout la soutenabilité.
Aujourd’hui, l’État est encore là, à vos côtés, pour saluer le travail qui a été réalisé depuis cette date par l’ensemble des équipes, dans le respect
des délais et du cadrage budgétaire qui a été fixé. Et je tiens pour cela à féliciter, très sincèrement et très chaleureusement, les équipes de direction
qui ont œuvré pour réaliser ce travail dans un temps finalement record. Le chemin est encore long mais vous avez été tous à la hauteur de l’enjeu.
Je crois que tous, ici, avons conscience de ce que représente cet investissement public défendu dans une période de grande fragilité budgétaire
pour notre pays. 35 millions, c’est près de la moitié des aides qui sont consacrées aux établissements de santé du département de l’Aisne,
dans le cadre du Ségur. C’est le quatrième plus gros montant d’aides accordées dans la Région, après le CHU de Lille, le CH de Valenciennes
et le CH de Dunkerque.
Ici, c’est l’une des très rares opérations financées à 100%. Nous l’assumons, car c’était une condition de sa réalisation compte tenu de la situation budgétaire de l’établissement. 35 millions d’euros, au départ, c’était pour les deux phases. On a décidé de ne faire qu’une phase. D’une certaine manière, on a doublé le montant de la subvention. Cette subvention, vous avez bien entendu M. le maire, s’ajoute aux aides en trésorerie que l’Agence verse dans le cadre du rétablissement de la trajectoire budgétaire.
Je rappelle les chiffres : 6 millions d’euros en 2023, 4 millions d’euros en 2024, 2 millions d’euros en 2025. Vous allez me dire que ça baisse.
Mais la situation budgétaire s’améliore. Derrière ces chiffres, il y a le projet que nous soutenons. Celui d’un établissement ancré dans son territoire doté d’un plateau technique d’excellence qui va se renforcer, fort de ses ressources médicales et soignantes, guidé par une équipe de direction compétente dont je salue l’engagement, en particulier celui de Cyril Marais, ici à Château-Thierry et drivé par Éric Lagardère, qui font depuis leur prise de fonction
un travail remarquable. Et puis un établissement soutenu dans son développement par son président de Conseil de surveillance que je salue également chaleureusement.
Au terme de ces travaux, vous disposerez d’un magnifique outil de travail avec des conditions de travail professionnel améliorées et surtout,
des conditions d’accueil des patients à la hauteur de leurs légitimes attentes. Je ne vois pas de preuve plus évidente de notre soutien. Si nous avons validé un projet d’une telle ampleur, c’est bien que nous avons la ferme intention d‘aider l’hôpital à prendre toute sa place dans l’offre de soins du Sud de l’Aisne.
L’avenir de l’hôpital, son attractivité, son rayonnement, c’est vous qui l’avez entre les mains. Je salue d’ailleurs tous ceux, qui grâce à leur esprit d’initiative, ont mené l’hôpital là où il est aujourd’hui. Il faut poursuivre dans cette voie en acceptant les transformations de votre activité, en se tournant vers les partenaires et en particulier au sein du GHT (Groupement Hospitalier de Territoire NDLR)] et en dehors, vous avez cité à de nombreuses reprises le CHU de Reims, et en faisant progresser en permanence vos organisations et le service que vous rendez aux patients.
Dans un contexte où les attentes de nos patients sont fortes, mais en même temps où les ressources humaines et budgétaires sont contraintes,
il faut faire preuve d’ingéniosité et d’ouverture. J’ai toute confiance en vous pour conduire l’établissement dans cet esprit.
Parmi les défis à relever, il y a celui de mener à son terme le projet que nous célébrons aujourd’hui. Le mener à son terme et surtout dans les délais.
Je souhaite d’ailleurs bon courage à tous ceux qui vont se pencher sur le sujet. Je pense aux architectes, aux entreprises, aux équipes de direction
et encore une fois aux équipes soignantes et médicales qui vont participer ou qui ont déjà participé à la conception du projet.
Vous pourrez compter sur l’Agence et ses équipes, Pierre Boussemart n’a pas pu être présent aujourd’hui, puisque l’agence n’est pas juste l’autorité
qui donne l’argent mais aussi celle qui accompagne les établissements dans leurs projets. Il fallait saluer Pierre car il a fait un gros travail en lien avec Éric et Cyril pour concevoir correctement ce bâtiment et je salue bien entendu Anne-Claire Mondant, qui est notre représentante dans le département.
C’est une grande fierté pour moi qui représente l’Agence, de contribuer à la réalisation de ce projet qui est encore une fois, un des projets phares
de notre Ségur de la Santé dans la Région.
Je vous donne rendez-vous dans deux ans, puisque vous allez respecter les délais et vous allez respecter également cette belle enveloppe
de 35 millions d’euros. Je n’oublie pas qu’il reste une deuxième phase, peut-être même, une troisième, que je découvre aujourd’hui.
On aura bien entendu l’occasion de se reparler. Nous n‘avions pas considéré que la réalisation de cette deuxième phase était effectivement un besoin. Malheureusement, on ne peut pas tout faire d’un coup. Il faut que l’on entre dans les budgets qui nous sont impartis. On aura bien entendu l’occasion d’en reparler tranquillement entre nous, avec compétence et expertise. » Hugo Gilardi, Directeur général de l'Agence Régionale de Santé Hauts-
de-France
« Je suis très heureuse d’être avec vous aujourd’hui pour plusieurs raisons. D’abord, comme je suis de nature optimiste, je pense, comme l’a indiqué Sébastien Eugène, qu’il y a des moments
où la concorde peut l’emporter.
Évidemment, je ne suis pas là pour porter un discours béat qui viendrait nier les difficultés
de ces derniers mois. On les connait. On les a suivies. Mais aujourd’hui, c’est une vraie avancée
pour l’hôpital. Une vraie avancée qui doit beaucoup au collectif que vous avez formé.
Je crois que c’était important de pouvoir le rappeler, de pouvoir être à vos côtés dans ce moment-là. Parce que c’est un projet attendu de longue date, qui a connu ses aléas, vous l’avez rappelé, parce que plus qu’un projet, ce qui importe à moi en tant que représentante de l’État dans ce département, dans notre département de l’Aisne, c’est que l’État honore ses engagements et des engagements importants vous l’avez rappelé M. le Président.
Il y a encore quelques années, nous nous mettions à nos fenêtres pour applaudir les soignants. Je crois, j’ose espérer que les Français n’ont pas oublié et que cela a réveillé, chez nous tous, quelque chose que l’on avait peut-être parfois oublié à tel point notre système hospitalier public, notre système de santé est un bien précieux et mérite tout notre engagement.
Cet engagement, nous y tenons particulièrement avec les acteurs régionaux et c’est pour cette raison que c’est l’un des rares projets qui est financé
à 100% dans la Région. 100% qui vient alimenter 120 millions d’euros. Je tenais aussi à le souligner. Parce que vous l’avez dit, on a souvent tendance
à dire que tout va mal, que c’était mieux avant. Je ne dis pas que tout va bien. Mais il y a quand même des investissements importants sur les quelques engagements.
Vous nous avez aiguillonné, mais je crois que nous avons été au rendez-vous. 120 millions d‘euros pour les hôpitaux de ce département, c’est quelque chose d’important. Pour ce projet, ces 35 millions d’euros, je crois que c’est la preuve tangible, sans équivoque, du fait que l’État dans toutes
ses composantes, est extrêmement attaché à cet hôpital, attaché à la qualité des soins qui sont fournis, au dialogue social et à l’investissement
des soignants et à ce que l’on peut construire, ici, pour le Sud de l’Aisne avec votre investissement à tous.
C’est aussi la reconnaissance, vous l’avez rappelé. Je crois que cela a été une prise de conscience criante au moment de la crise Covid, que notre hôpital public avait besoin de moyens et que nous savons les apporter lorsqu’un projet est porté par l’ensemble des soignants et de la communauté médicale. C’est la démonstration aussi que, ensemble, quand on s’écoute, quand on travaille, on arrive à faire émerger des projets ambitieux pour notre département et je sais que vous serez attentifs à toutes les étapes de sa réalisation.
Cette première pierre, c’est donc pour demain, pour nos habitants, des soins de qualité renforcés, pour les soignants, une réelle amélioration de leur cadre de travail. C’est extrêmement important, parce que je crois qu’au-delà des murs, et je remercie Spie Batignolles qui nous a présenté le projet ambitieux que vous avez élaboré, au-delà de ces murs et de cette extension, ce qui est important c’est ce que vous allez y faire.
Il y a pu avoir beaucoup de débats ces derniers temps. Ils sont légitimes et c’est aussi ce qui permet d’avancer. Mais aujourd’hui véritablement,
c’est vous qui avez dessiné le projet. C’est vous qui allez continuer à le construire au-delà des murs. C’est vous qui allez changer ce qui s’y passe.
Ce sont des choses extrêmement importantes pour nous tous. C’est de dire que l’on sera à vos côtés, évidemment financièrement, je l’ai rappelé
et Hugo Gilardi également. C’est un investissement extrêmement important de l’État. On vous le devait. On le devait aux habitants du Sud de l’Aisne.
Et maintenant, à vous de faire ce projet, à vous de le rendre le plus utile possible pour notre département. J’ai grande confiance dans votre capital faire. » Fanny Anor, Préfète de l’Aisne
DB
Crédit photos : Axomois Production
« Oui à la réhabilitation de Bellevue avec des subventions de l’ARS », « Non à la fermeture du service de néonatologie », « Oui au financement de notre plateau technique », « Nos soins d’abord à Château-Thierry, après c’est Reims et non Soissons »...
À l’appel de Catherine Doffement, présidente de l’association de défense de l’hôpital, une bonne soixantaine de personnes accueillaient patients, visiteurs et personnalités, mercredi 08 octobre dès 13h30, à l’entrée du CH Jeanne de Navarre de Château-Thierry. Cela juste avant
la pose de la première pierre de l’extension neuve de l’hôpital prévue à 14 heures.
Un rassemblement qui s’est déroulé dans la calmitude tout au long de la cérémonie officielle.
L’association Sud Axonaise devait être reçue à 17h30 par le Directeur général de l’ARS Hauts-de-France, Hugo Gilardi. Quand ça veut, ça veut !
DB
Crédit photos : Axomois Production





























Écrire commentaire