« Le lien », œuvre monumentale créée par Ulysse Lacoste, trône depuis jeudi après-midi 18 septembre sur la Place de l’Hôtel de Ville
de Château-Thierry, entre le Temple et la mairie, dans l’alignement de l’escalier d’accès au château.
Il a fallu près de deux heures à l’artiste, avec l’aide d’une équipe de l’entreprise RVM présente sur le chantier d’aménagement de la place,
pour procéder à l’ancrage au sol du « double U » en acier corten.
Sébastien Eugène, maire de Château-Thierry, explique : « Le souhait de la municipalité est de faire en sorte, lorsqu’on a de gros chantiers
de réaménagement des espaces publics, qu’on puisse associer à ces chantiers l’installation d’une œuvre monumentale. Je suis absolument persuadé que le fait d’avoir ces œuvres monumentales dans les espaces publics, cela donne une âme à la ville. Le souhait est de le faire de façon régulière.
On a l’œuvre en bord de Marne pour les 400 ans de la naissance de Jean de La Fontaine. On a aujourd’hui celle-ci sur la Place de l’Hôtel de Ville et
on aura, le processus est en cours de sélection, une œuvre dans le cadre de l’aménagement d’un jardin urbain à côté du Palais des Rencontres.
Une fois que vous avez cette volonté, la question est de pouvoir organiser un concours pour choisir l’artiste qui nous fera l’honneur de pouvoir exposer son œuvre dans notre ville.
On a envie de faire une œuvre, ça sera ça à peu près le budget et ensuite les artistes nous envoient une note d’intention avec leur portfolio. C’est
la première étape. On choisit ensuite trois artistes parce que l’on dit que leur style, ce qu’ils ont envie de faire, ce qu’ils ont envie de proposer, correspond bien à ce qu’on attend.
Il y a ensuite une deuxième phase où les artistes ont affiné leur projet et l’ont présenté aux membres du jury qui sont des élus, Frédéric Jacquesson
et moi, mais également des membres du Conseil consultatif des Aînés. »
Pile poil avant les JEP !
Sébastien Eugène poursuit : « Une idée de Frédéric Jacquesson et des équipes était de pouvoir installer l’œuvre juste avant les Journées européennes du patrimoine. C’est un week-end où il y a beaucoup de monde dans les rues de Château-Thierry, avant la période un peu plus automnale et hivernale. Cela permet d’inscrire l’installation et je suis sûr que les Castels et les Sud Axonais auront beaucoup de plaisir à pouvoir découvrir l’œuvre durant ce week-end. »
Un choix difficile
Trois artistes ont répondu à l’appel à projet lancé par la municipalité. Frédéric Jacquesson, adjoint à la Culture, précise : « Nous avons eu trois belles propositions. On a passé beaucoup de temps à réfléchir, à recevoir les artistes qui étaient tous très intéressants. Ulysse est sorti du lot, de part la conception et l’idée poétique qu’il mettait autour de cette œuvre et ce lien qui unit les citoyens nous a fait penser aussi aux initiales de la Ville. Il y a tout un tas de symboles sur la Place de l’Hôtel de Ville qui ont fait que cette œuvre contemporaine nous a vraiment marqués. Mais il y a aussi le fait que cette œuvre va pouvoir accueillir les enfants sous la surveillance des parents. On peut monter dessus. On peut la toucher. On en a vraiment tenu compte lors du choix. Elle est à disposition. C’est une œuvre que l’on va pouvoir s’approprier.
Avec l’œuvre en bord de Marne et celle-ci installée sur la Place de l’Hôtel de Ville et la nouvelle œuvre qui sera dans le jardin poétique près du Palais des Rencontres, Château-Thierry s’inscrit en fait dans un processus d’un parcours autour de l’art, autour de la culture, autour des œuvres. Lorsque
l’on fera ce parcours, on pourra suivre l’ensemble des œuvres qui sont déjà sur les murs, sur le street art depuis 2021, suivre les traces de La Fontaine, aller au château et contempler toutes les œuvres qu’il va y avoir dans Château-Thierry.
Nous en sommes très fiers. C’est vraiment un bel état d’esprit. C’est vraiment une volonté du maire de Château-Thierry de vouloir amener l’art
et la culture dans le domaine public. »
Une idée d’intégration
Casquette jaune vissée sur la tête, Ulysse Lacoste souligne : « Il y a une vingtaine d’années, j’étais déjà venu non loin de Château-Thierry où habitait mon professeur de métal. En tant qu’artiste, j’ai trouvé que le concours était très bien organisé. Je me suis senti écouté. Si la municipalité a choisi l’œuvre par rapport à ses caractéristiques « dangereuses » ou qui peuvent poser problème de temps en temps, j’en suis ravi. J’ai grandi à côté
d’un parc de sculptures en plein air. J’ai mis longtemps avant de comprendre que c‘était de là que venait ma vocation.
J’en ai fabriqué des jeux pour enfants. Je ne vais pas l’appeler jeu pour enfants sous la surveillance des parents, mais c’est-à-dire que c’est juste
de pouvoir s’appuyer. Ce contact que l’on n’a pas sur une sculpture sur socle. La place est en pente, la structure est en pente parce que c’est un objet qui est posé. Ça raconte beaucoup plus d’histoire que lorsque l’on a une œuvre qui est parachutée sur un socle. Là, il y a une idée d’intégration.
C’est ce que je recherche dans la sculpture en ville ou aussi dans le paysage. C’est une sculpture monumentale implantée au sol. J’avais peur
que ce sont ces caractéristiques-là qui pêchent. Ce sont des choses qui me convainquent dans la création. »
Ulysse et l’abstraction
L’artiste conclut : Il y a ensuite la forme abstraite qui est mon langage et qui n’est pas forcément compris de tous, mais pourtant, qui est accessible
à tous. Pour moi, l’abstraction, c’est justement la chose que l’on peut s’approprier le plus. Ce n’est pas sectaire et cloisonné. Il y a ensuite le choix
du matériau avec l’acier corten qui peut faire peur à plein d’organismes, de collectivités. Le vieux truc rouillé qui ne va pas faire beau.
Je suis aussi persuadé que c’est mieux qu’une peinture sur du métal. Le métal va durer dans le temps. Une peinture va moins tenir dans le temps. L’oxydation de l’acier corten est protectrice et plus belle qu’une peinture qui va être homogène. Ce sont des caractéristiques dans lesquelles je suis convaincu et qui vous ont fait choisir l’œuvre. Je vous remercie d’avoir eu cette clairvoyance. »
Comme l’a rappelé Sébastien Eugène à l’issue de l’installation, il y en aura pour tous les goûts, samedi 20 et dimanche 21 septembre à Château-Thierry, dans le cadre des 42e Journées Européennes du Patrimoine. Bonne balade à toutes et à tous.
DB
Crédit photos : Axomois Production
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Poquérus (vendredi, 19 septembre 2025 13:39)
Comment continuer à gaspiller l'argent public à outrance alors que l'on demande aux citoyens de renflouer les comptes publics. Encore une honte de plus �
Amoureuxdubeau (dimanche, 21 septembre 2025 10:38)
Et pendant ce temps, l'hôtel Dieu pleure la peinture sur ses fenêtres, voit de la végétation pousser sur ses murs extérieurs et se délabre tout doucement...
Latour (dimanche, 21 septembre 2025 17:35)
pendant ce temps, le taux d'imposition sur le foncier de l'agglo augmente de 75 (soixante quinze)% en un seul exercice
robin des bois (lundi, 22 septembre 2025 12:04)
mai finalement, ça à couté combien???? pendant que nos églises s'écroulent.........