Connigis. Un mois après la découverte de la pollution du Surmelin, Jean-Michel Picot ne sait toujours pas pourquoi les poissons sont morts

Il y a maintenant un mois, Jean-Michel Picot, dont la famille est l’une des familles les plus anciennes de Connigis, découvrait des dizaines de poissons morts dans le Surmelin.

 

« J’ai un kilomètre de berges. Le samedi 20 octobre, j’ai constaté que des poissons ne franchissaient pas de petites cascades. J’ai voulu les aidés, mais tous mes efforts étaient vain. Ils restaient sur place sans bouger. J’ai compris aussitôt qu’une catastrophe écologique s’était produite.

J’ai alors appelé la fédération de pêche mais je suis tombé sur un répondeur, puis la gendarmerie qui m’a renvoyé sur les pompiers.

Vingt minutes après mon appel, trois gendarmes sont arrivés. Ils sont restés une heure avec moi. Didier Salot, le premier adjoint au maire de la commune, est venu à notre rencontre. Dominique Toussirot, de l’association de pêche de Condé-en-Brie est également arrivé en nous indiquant que chez lui, à Celles-lès-Condé, les poissons flottaient également au fil du cours d’eau. Malgré nos investigations, nous n’avons pas trouvé

la cause de cette mortalité. » commente Jean-Michel Picot.

 

A ce jour, le connigeois ne sait toujours pas qui a tué les poissons de ce cours d’eau qu’il entretient avec abnégation, en tant que riverain, depuis de nombreuses années. Et ça, ça le met particulièrement hors de lui. « On parle d’une ancienne décharge située dans

la Marne du côté d'Orbais-l'Abbaye, de résidus d’une activité militaire, d’une fuite sur une citerne agricole. Moi, je veux tout simplement connaître la vérité. On ne peut pas tuer impunément des poissons. » lance-t-il.

 

Jean-Michel Picot a alerté Jacques Krabal, le député de la circonscription, Étienne Haÿ, le président de la communauté d’agglo, Dominique Moyse, le conseiller régional Hauts-de-France du coin. Ce dernier indique d’une part, être en contact avec le riverain et d’autre part, que les analyses des prélèvements sont en cours. « C’est un laboratoire marnais d’après mes infos. On exigera que les résultats soient publics. » souligne l’élu régional.

 

Jean-Michel Picot est également très remonté contre la mairie de Connigis. « Les habitants du village n’ont eu aucune information municipale sur cette pollution. Il n’y a pas eu d’affichage sur le panneau administratif, pas de mot dans les boîtes aux lettres. Je crois que

les agriculteurs ont tout de même été informés par le préfet. Dans le bourg, des habitants ont des animaux, notamment comme moi, des chiens, qui peuvent aller boire dans le Surmelin, même si nous ne sommes plus en été. Je suis en colère. » lance celui qui est ni encarté, ni adhérent d’une association écologiste.

 

Depuis la découverte de la pollution, le Surmelin a repris son petit bonhomme de chemin, « comme une plage de Bretagne après le nettoyage d’une marée noire »...

DB

 

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Moreau Anne (vendredi, 30 novembre 2018 07:13)

    Cet été jai emmené mon chien se baigner dans le ruisseau du moulin babet. 3h après elle a commencé à avoir des démangeaisons à s'arracher les poils de la croupe et de la vulve. J'ai du la laver en urgence car son poil était tout poisseux et un traitement vétérinaire. L'année dernière jai eu la même chose dans la marne au barrage. Alors que les années précédentes baignade sans souci. Je me suis résignée à lui acheter une piscine. Elle na plus de problème de peau. Je pense qu'il y a qqchose de malsains qui se déverse.