Essômes-sur-Marne : atmosphère tendue lors de la réunion sur l’arrivée des migrants

Vendredi soir 28 octobre, à l’invitation de Jean-Paul Clerbois maire de la commune, la réunion publique d’information sur l’arrivée de migrants à Essômes-sur-Marne prévue initialement dans la salle jouxtant la mairie, s’est tout compte fait déroulée à la salle des fêtes. Un déménagement provoqué par l’afflux d’un grand nombre de participants.

 

Le maire, réjouit de voir autant de monde, ouvrit la séance en poussant de la voix car la sono n’était pas encore installée. Ronan Léaustic, sous-préfet de Château-Thierry, prit ensuite longuement la parole pour présenter les intervenants : le responsable du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale Coallia, le commandant de gendarmerie de Château-Thierry et la personne chargée par le préfet de l’Aisne d’être en lien avec les associations habilitées à l’accueil.

 

Le sous-préfet s’est attaché à expliquer, préciser le pourquoi de l’arrivée des migrants à Essômes-sur-Marne. Ce ne fut pas tâche facile car des participants, pressés d’exprimer leur désaccord, cherchèrent à l’interrompre de manière intempestive.

Ronan Léaustic a restitué cette arrivée en précisant que cette décision est une décision unilatérale de l’État. 12 000 places sont prévues pour la France, dont 118 dans l’Aisne en 4 lieux : Laon, Crouy, Merval et Essômes-sur-Marne.

 

Ici, à la sortie du bourg, 42 places sont prévues dans le lieu d’hébergement la Collinette. 22 migrants sont déjà arrivés : 19 afghans et 3 soudanais âgés de 19 à 37 ans. Ce sont des majeurs « isolés » et uniquement des hommes.

Le rôle de Coallia est de permettre d’abord aux arrivants de se refaire une santé, de se remettre en forme. Puis si ces derniers le souhaitent, ils pourront demander le droit d’asile. Ils seront accompagnés dans leur démarche, dans l’attente de savoir si ce droit leur sera accordé ou pas. Coallia reçoit la mission d’être un Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO), en plus de ce qu’il réalise déjà en étant un Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA). Les associations choisies l’ont été à cause de leur professionnalisme dans l’accueil des personnes.

 

Quand la parole a été donnée à l’assemblée, des voix ont exprimé l’appréhension, voir, la peur. D’autres ont exprimé le devoir de solidarité. Des participants ont souhaité connaître la manière d’aider en  proposant des services. C’est cela qui a suscité le plus d’applaudissements !

A l’issue de la réunion, Jean-Paul Clerbois s’est engagé à faire le point dans quelques semaines. Puis chacun s’en est retourné. Que s’est-il passé au fond des cœurs, des consciences ? Les conversations chez le boulanger ou au café du coin lèveront sans doute un peu le voile… Henri Gandon

Crédit photos : Henri Gandon

 


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Commentaires : 3
  • #1

    Habitant d aulnois (samedi, 29 octobre 2016 21:10)

    Le plus d applaudissements .........j etais present dans la salle et la grande majorité des participants n a pas appludit du tout.au contraire la plupart des citoyens sont hostiles à l arrivée des migrants......

  • #2

    Untel (dimanche, 30 octobre 2016 10:11)

    Effectivement une POIGNEE de personnes à applaudit lorsqu'une dame s'est proposé d apporter son aide. mais dans l ensemble les français en ont assez de cette politique d immigration.cette qui a relatéson séjour à Calais a oublié de parler des vols.viols.agressions.morts.accidents sur l autoroute désarroi total des calaisiens.interventions quotidiennes des CRS .on retrouve maintenant cette situation sur Paris.malgré toute cette violence on les socialistes nous imposent ces gens là dans nos villages . et bien c est une honte .

  • #3

    Habitant de Chierry (mercredi, 14 décembre 2016 20:23)

    Je ne sais pas si je peux aider, n'ayant que peu de temps libre et n'habitant pas Essomes. Je regrette qu'un appel à la population volontaire n'ait pas été lancé. Par ailleurs, à ce que j'ai entendu et lu, il semble que la violence à calais soit le fait d'une minorité, qui de plus est manipulée par les passeurs et trafiquants.